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16.02.2008

Le meurtre de l'Underwood (partie 2)

30fd9ae71afaf9638d6c06f271d45128.jpgRésumé de la partie 1 : un meurtre au 48ème étage d’un immeuble, amène les robots-enquêteurs R-Job et R-Lex à entreprendre des investigations. Mais l’affaire s’avère complexe, car apparemment, vu le système de sécurité de l’immeuble, le meurtre n’a pas pu être commis de façon rationnelle. C’est ce qui est évoqué lors de la réunion de synthèse, au cours de laquelle apparaît soudain sur un écran, un instrument mystérieux qui pourrait être en rapport avec l’affaire.

C’était un instrument de couleur noire, de dimensions moyennes et de forme plutôt arrondie ; personne dans l’assistance n’était capable de lui donner un nom, et chacun affichait toujours de l’étonnement.

— Bon, fit R-Jens, on va regarder cela de plus près.

Il claqua de nouveau ses doigts, et au fond de la pièce, une porte s’ouvrit pour laisser le passage à un robot-assistante au crâne lisse et au visage modelé sur celui de Twiggy, un mannequin du XXème siècle. L’assistante poussait une table en plexiglas, sur laquelle était posé ce que tout le monde reconnut comme étant l’instrument apparu sur l’écran.

Vu de près, celui-ci semblait encore plus insolite. En le touchant on s’apercevait qu’il était fabriqué avec un métal dont on ne trouvait plus guère trace sur la Terre en ce XXIIIème siècle. Il se composait de deux parties ; une partie haute, comprenant notamment un cylindre, et une partie basse parsemée d’étranges touches sur lesquelles étaient inscrits une lettre de l’alphabet ou un signe de ponctuation.

R-Job appuya délicatement sur l’une des touches, et aussitôt, une fine tige métallique se souleva, et s’en vint frapper une sorte de ruban placé devant le cylindre.

— Attention ! s’écria le médecin légiste, ce que vous faites peut être dangereux !

R-Job passa outre, et tourna cette fois l’un des deux gros boutons fixés à chaque extrémité du cylindre. Ce dernier pivota légèrement, et le robot-enquêteur préféra ne pas insister.

— Mais vous êtes impossible ! pesta le médecin légiste.

En vérité, il n’aimait pas beaucoup les robots, sachant que des modèles mis au point récemment en Niponie, allaient très bientôt remplacer tous les membres de sa profession, et il ne se privait pas de le montrer.

— D’accord, d’accord, fit R-Job.

Ce fut cette fois R-Lex qui intervint en déclarant :

— Vous avez vu ce qui est écrit ici ?

— Quoi donc, R-Lex ? fit R-Jens.

Le robot-enquêteur pointa son index sur une plaque métallique située derrière le cylindre, sur laquelle était inscrit en lettres dorées le mot UNDERWOOD.

— U.N.D.E.R.W.O.O.D, épela R-Lex. Mais si je ne m’abuse, cela ressemble à un vieux patois qui était parlé jadis dans l’État de Britanie.

— Et qui signifiait ? fit R-Jens.

— Si je ne me trompe pas, reprit le robot-enquêteur, ce mot signifiait à peu près « En dessous du bois ».

— Mais alors, repartit R-Job, tout commence à se recouper. La victime n’est-elle pas originaire de Britanie ?

— Mais oui, fit R-Jens ; de Londres, la capitale de cet État. Mais où voulez-vous en venir ?

R-Job ne put réprimer un sourire.

— Eh bien, fit-il, la solution se trouve peut-être là-bas. Pour quelle raison la victime a-t-elle quitté la Britanie pour la Francie ?

— Pour des raisons professionnelles, répondit R-Jens. La victime travaillait pour le consortium européen NUTRIVIA, le fabriquant des pilules nutritives les plus consommées sur la planète. Or, le siège de cette firme se trouve à Paris ; pour John Goddam, c’était donc une promotion.

— Au fait, que savons-nous exactement sur ce Goddam ? interrogea R-Job.

— Maintenant, tout ! rétorqua R-Jens. John Goddam était célibataire, n’avait aucun ennemi, et était passionné par son travail. Durant son temps libre, sa seule distraction était la lecture. Il pouvait rester des heures entières devant l’écran de son ordinateur à dévorer des tas de romans, certains datant de plusieurs siècles.

— Du XIXème, par exemple, fit R-Job.

Le chef de brigade ne cacha pas son étonnement.

— Pourquoi donc le XIXème ?

— Oh, c’est une suggestion ; mais en tout cas, je propose à mon cher collègue, R-Lex, de m’accompagner jusqu’à ce siècle, où nous pourrons sans doute rencontrer un personnage des plus intéressants …

 

(la suite samedi prochain)

 

 

Commentaires

Bon... les personnages se mettent en place... mais on n'avance pas vite!!!

Ecrit par : sister for ever | 19.02.2008

C'est normal, j'écris les épisodes au fur et à mesure.

Ecrit par : Patrick S. VAST | 19.02.2008

Sa passion pour le XIX ème siècle sera-t-elle en lien avec son assassinat?

Merci de participer à la légende du blog maudit (J - 7). Nous sommes 24 participants.

Ecrit par : enriqueta | 21.02.2008

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