« Le meurtre de l'Underwood (partie 6) | Page d'accueil | Le meurtre de l'Underwood (partie 8) »

22.03.2008

Le meurtre de l'Underwood (partie 7)

Résumé de la partie 1, de la partie 2, de la partie 3, de la partie 4, de la partie 5 et de la partie 6 (voir rubrique feuilletons, colonne de gauche) : Le meurtre commis de façon apparemment irrationnelle à l’encontre de John Goddam originaire de Britanie, amène les deux robots-enquêteurs R-Job et R-Lex à entrer en action. La découverte du mot UNDERWOOD inscrit sur un mystérieux instrument qui se trouvait dans l’appartement de la victime, ainsi que l’utilisation d’un couteau par le meurtrier, conduisent les 2 enquêteurs à partir pour le XIXème siècle à bord d’un Tempornef à la poursuite de Jack l’éventreur. Leur rencontre avec Sherlock Holmes va leur apprendre que le mystérieux instrument est une machine à écrire, et les mener à découvrir l’éventreur qui finalement leur échappe. Après un retour mouvementé au XXIIIème siècle, ils apprennent que la victime a eu un ancêtre qui a écrit en 1957 un roman policier intitulé, "L’égorgeur fantôme", et que leur voyage au XIXème siècle a été fructueux.

Les deux robots-enquêteurs furent emmenés dans le sas de synthèse où attendait R-Wong.

R-Jens claqua ses doigts, et aussitôt, sur l’écran mural, apparut le portrait d’un homme entièrement chauve, au visage de brute. Bien que ce ne fût qu’une photo, on distinguait très bien ses yeux injectés de sang.

— Qu’est-ce donc ? fit R-Job, complètement effaré.

— Il s’agit d’un boucher, répondit R-Jens.

— Un boucher ! s’étonna R-Lex. Mais qu'est-ce exactement ?

— Eh bien, commença R-Jens, dans des temps très anciens, c'était un individu dont le métier était de vendre de la viande, mais aussi de la découper, de la préparer pour qu’elle soit consommable.

— Mais, qu’est-ce donc de la viande ? demanda R-Job.

R-Jens soupira :

— Ah, comment vous expliquer cela ? Eh bien, il fut un temps où le cannibalisme était permis. Bon, bien sûr, cela remonte à très longtemps. Et alors, les humains mangeaient du boeuf, du mouton, des porcs… autant dire leurs proches parents.

— Mais c’est monstrueux ! s’exclama R-Lex. Et que sont devenus les boeufs, les moutons, les porcs…

R-Wong intervint à son tour :

— Ce sont des espèces qui ont complètement disparu, à cause justement du cannibalisme des humains. La seule espèce qui a pu être sauvée, ce sont les cheveux qui furent bien moins consommés que les boeufs ou les moutons, ou encore les porcs.

— Monstrueux ! répéta R-Lex en ayant manifestement du mal à croire ce qu’il venait d’entendre.

— Donc, reprit R-Jens, cet homme que vous voyez actuellement sur l’écran, était un boucher, et à ce titre possédait une certaine attirance pour le sang et les couteaux.

— Je vois, fit R-Job, le couteau que nous avons rapporté de l’année 1888, lui appartenait.

— Tout juste, fit R-Jens.

— Alors il s’agit de Jack l’éventreur ! fit R-Lex.

— Non, justement, répliqua R-Jens en décevant beaucoup les deux robots-enquêteurs. Cet homme était un admirateur de l’éventreur qu’il a essayé d’imiter. Mais il n’a jamais réussi à éventrer qui que ce soit, car il semblerait qu’à chaque fois qu’il s’y est essayé, un événement particulier l’en a empêché.

— Nous sommes bien placés pour le savoir, R-Lex et moi-même, dit R-Job.

— Je ne vous le fais pas dire, admit R-Jens. Alors donc, cet homme a bien été arrêté en possession d’un couteau, mais l’enquête a pu très vite déterminer qu’il n’était pas l’éventreur qui continuait pour sa part à commettre ses méfaits.

— Mais, fit R-Lex, il ne porte aucune trace d’eczéma sur le visage, alors que…

R-Jens intervint aussitôt.

— Justement, il a pu être déterminé qu’il souffrait d’un eczéma émotionnel. À chaque fois qu’il se trouvait en mauvaise posture, celui-ci envahissait son visage. Ce fut d’ailleurs le cas lorsque la police l’arrêta.

— Oui, il s’agissait bien d’une réaction épidermique, fit R-Job. ; comme l’a supposé Sherlock Holmes.

— Sherlock Holmes est vraiment un habile déducteur, fit R-Wong ; du moins s’il n’a pas été qu’un personnage de roman.

— Nous pouvons affirmer qu’il a bel et bien existé, assura R-Job.

— Oui, nous l’avons vu comme nous vous voyons, R-Wong, renchérit R-Lex. Et nous lui avons même parlé.

— Bon, revenons à notre boucher, fit R-Jens.

— Très juste, approuva R-Job ; et à ce sujet, a-t-on pu déterminer pourquoi il s’habillait en femme ?

— Oui, fit R-Jens, cela lui permettait de passer inaperçu dans le quartier de Whitechapel.

— Et comment ce personnage a-t-il fini ? demanda R-Lex.

— Très banalement, fit R-Jens. Après avoir été innocenté, il a repris ses activités de boucher, s’est marié, et a eu un fils qui fut un parfait végétarien.

— Drôle de destinée pour un adepte du cannibalisme, estima R-Lex.

— Et comment tout cela a-t-il pu être déterminé avec certitude ? interrogea R-Job.

Ce fut R-Wong qui répondit :

— Nous avons fait la synthèse entre les empreintes recueillies sur le couteau et des document judiciaires que fort heureusement nous possédons dans notre base de données. Et il est donc évident que vous n’avez pas failli capturer Jack l’éventreur, mais tout de même quelqu’un qui présente un certain intérêt.

— Lequel ? fit R-Job.

— Celui de s’appeler Edward Goddam, répliqua R-Jens.

— Edward Goddam ! s’exclama R-Job. Il est donc l’ancêtre de notre victime ?

— Et du romancier auteur de « L’égorgeur fantôme », compléta R-Jens.

— D’où notre départ pour l’année 1957, fit R-Job.

—Très bien vu, fit R-Jens.

— Et allons-nous pouvoir bénéficier d’un nouveau Tempornef ? demanda R-Lex.

— Bien sûr, affirma R-Wong. Un Tempornef de la dernière génération, à quatre places.

— Quatre places ! s’exclama R-Lex.

— Oui, quatre places, confirma R-Wong. Mais nous allons vous montrer la petite merveille.

Les deux robots-enquêteurs suivirent R-Wong et R-Jens jusqu’à la plateforme de départ, et y découvrirent en effet un engin très étonnant. Il faisait songer aux « zeppelins » des temps anciens, mais son fuselage était en thumbostène, et quatre personnes pouvaient effectivement s’installer à l’intérieur.

R-Wong prit aussitôt la parole, et dit à l’intention des deux robots-enquêteurs :

— Bon, tout d’abord, il faut que je vous prévienne que les électrodes que l’on vous a posées sur le crâne tout à l’heure, ont transmis à vos composants neuroniques de nouvelles données vous permettant d’être dotés d’étonnantes fonctions. Ainsi, pointez donc votre index vers l’appareil en pensant très fort qu’il va devenir invisible.

Un peu ébahis, R-Job et R-Lex s’exécutèrent, et très vite le Tempornef disparut.

— Voilà, fit R-Wong, cela vous assurera une totale sécurité. Car auparavant, un Tempornef aurait très bien pu être enlevé par des malveillants, rendant impossible tout retour au XXIIIème siècle.

— C’est ma fois vrai, reconnut, R-Job.

— Bon, maintenant, fit R-Wong, vous procédez de même, mais en songeant que le Tempornef va redevenir visible.

Les deux robots-enquêteurs se prêtèrent avec plaisir à l’expérience, et l’appareil réapparut.

— Bon, maintenant, avancez-vous vers l’engin.

R-Job et R-Lex s’avancèrent, et des portes latérales en thumbostène transparent s’ouvrirent.

Les deux robots-enquêteurs prirent place dans l’habitacle qui était très spacieux, et aussitôt, des ceintures de sécurité se placèrent automatiquement autour de leur taille, les retenant à leur siège moelleux.

— Incroyable ! s’exclama R-Job.

— Et ce n’est pas tout, prévint R-Wong. Vous pouvez vous rendre compte que vous ne disposez plus d’aucun écran, d’aucun sélecteur et j’en passe et des meilleurs.

— C’est ma fois exact, fit R-lex. Alors, comment allons-nous nous rendre en 1957 ?

— Rien de plus simple, assura R-Wong. L’adresse de William Goddam est au 90, Wardour Street à Londres. Alors vous songez à partir pour cette ville, et vous vous situez plus particulièrement à cet endoit. Maintenant vous intégrez bien ces éléments dans votre cerveau suprasonic, et vous y pensez intensément.

R-Job et R-Lex s’appliquèrent pour mettre en pratique les consignes données, et bientôt, les portes latérales se refermèrent. Puis il y eut un léger bourdonnement, et des disques lumineux apparurent, marquant le départ pour l’année 1957.

( la suite samedi prochain)

 

Commentaires

Sympa, compte tenu de mes vacances je viens de lire trois épisodes à la suite... mais je vois que R-Job et R-Lex ne sont pas au bout de leurs peines... et ce Tempornef qui devient invisible ne me dit rien qui vaillle....
J'espère que tu arrives au bout de tes peines pour ton roman. Bonne semaine.

Ecrit par : sister for ever | 25.03.2008

Bonjour, oui il y a beaucoup d'aventures qui attendent encore R-Job et R-Lex. Pour le roman, j'envoie le manus pour soumission vendredi.

Ecrit par : Patrick S. VAST | 25.03.2008

Ecrire un commentaire