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03.05.2008
Le meurtre de l'Underwood (partie 13)
Résumé des épisodes précédents : un meurtre commis à l’encontre d’un certain John Goddam, amène R-Job et R-Lex, deux robots-enquêteurs du XXIIIème siècle, à se rendre au XIXème où ils rencontrent Sherlock Holmes, puis en 1957 où ils se retrouvent en compagnie de James Hadley Chase et d’Agatha Christie. Ils sont à la recherche d’un certain William Goddam, ancêtre de la victime, qui a par ailleurs écrit un roman policier intitulé « L’égorgeur fantôme ». Quand James Hadley Chase annonce que William Goddam est employé par la Société NUTRIVIA, tout comme le sera son descendant en 2213, les deux robots sont prêts à partir cette fois pour l’année 1958, où ils apprennent que William Goddam a plagié un manuscrit de James Hadley Chase pour écrire son roman. Et lorsqu’ils le rencontrent, il s’aperçoivent qu’il est le parfait sosie du médecin légiste ayant pratiqué l’autopsie de John Goddam. Or, de retour au XXIIIème siècle, ils apprennent que justement au cours de l’autopsie, on a prélevé une partie du cerveau de la victime.
Les deux robots n’en revenaient pas ; voilà encore un élément qui s’ajoutait à liste déjà longe des surprises.
— Étonnant, estima R-Job en sortant de sa combinaison l’exemplaire de « L’égorgeur fantôme » que lui avait remis James Hadley Chase.
— Je suppose qu’il s’agit de l’ouvrage qui nous intéresse ? fit R-Jens.
— Tout à fait, fit R-Job en le tendant au chef de brigade. Mais que peut-on en déduire de ce qui est arrivé au cadavre de la victime ?
R-Stokovof prit la parole :
— Tout d’abord, lorsque R-Jens m’a demandé de faire une contre autopsie, j’ai pensé que ça serait un travail de routine. Le médecin légiste ayant pratiqué la première a beau être manifestement robotphobe, je ne pensais pas découvrir quoi que ce soit d’intéressant. Mais force a été de constater qu’il a profité de sa mission pour s’accaparer d’une partie non négligeable du cerveau de feu John Goddam, à des fins certainement peu honnêtes.
— En effet, fit R-Lex, et sait-on où se trouve actuellement le médecin légiste ?
— Justement non, répondit R-Jens, depuis ce matin on n’arrive pas à le contacter.
— Hum, et au fait, comment s’appelle-t-il ?
R-Jens réfléchit un court instant puis dit :
— Eh bien, il est doté d’une identité formellement européenne, comme les autorités continentales ont incité les citoyens des États-Unis d’Europe à le faire il y a déjà plus d’un siècle. Il s’appelle Fernand Karl Gonzales.
— Donc, sa famille pouvait peut-être porter un tout autre patronyme il y a plus d’un siècle ! Goddam, par exemple ?
R-Jens sursauta.
— Mais pourquoi justement Goddam ?
— Eh bien, fit R-Lex, parce que Fernand Karl Gonzales, médecin légiste de son état, est le parfait sosie de William Goddam, ancêtre de John Goddam, dont nous recherchons le meurtrier. Mais il serait plus aisé que l’on s’adonne à une séance de synthèse réunioneuronale, pour faire le point sur notre mission au XXème siècle. Ce serait plus rapide.
— En effet, estima R-Jens, allons donc dans un sas de sociotransmission à cet effet.
Les quatre robots se mirent en route, et tandis qu’ils passaient près d’une borne phosphorescente, R- Stokovof dit :
— R-Job et R-Lex, s’il vous plaît, veuillez approcher vos main de cette borne pour un petit examen de captation génétique diffus. Les données seront aussitôt envoyées pour analyse au Cap, dans l’État de Zoulounie.
Les deux robots-enquêteurs s’exécutèrent, puis R-Stokovof demanda à R-Jens de soumettre également le roman « L’égorgeur fantôme » à l’appareil.
— Parallèlement à l’obtention d’une synthèse verbale des faits, il est important d’en obtenir une molécurotactile complète, déclara-t-il.
Les deux robots n’en revenaient pas ; voilà encore un élément qui s’ajoutait à liste déjà longe des surprises.
— Étonnant, estima R-Job en sortant de sa combinaison l’exemplaire de « L’égorgeur fantôme » que lui avait remis James Hadley Chase.
— Je suppose qu’il s’agit de l’ouvrage qui nous intéresse ? fit R-Jens.
— Tout à fait, fit R-Job en le tendant au chef de brigade. Mais que peut-on en déduire de ce qui est arrivé au cadavre de la victime ?
R-Stokovof prit la parole :
— Tout d’abord, lorsque R-Jens m’a demandé de faire une contre autopsie, j’ai pensé que ça serait un travail de routine. Le médecin légiste ayant pratiqué la première a beau être manifestement robotphobe, je ne pensais pas découvrir quoi que ce soit d’intéressant. Mais force a été de constater qu’il a profité de sa mission pour s’accaparer d’une partie non négligeable du cerveau de feu John Goddam, à des fins certainement peu honnêtes.
— En effet, fit R-Lex, et sait-on où se trouve actuellement le médecin légiste ?
— Justement non, répondit R-Jens, depuis ce matin on n’arrive pas à le contacter.
— Hum, et au fait, comment s’appelle-t-il ?
R-Jens réfléchit un court instant puis dit :
— Eh bien, il est doté d’une identité formellement européenne, comme les autorités continentales ont incité les citoyens des États-Unis d’Europe à le faire il y a déjà plus d’un siècle. Il s’appelle Fernand Karl Gonzales.
— Donc, sa famille pouvait peut-être porter un tout autre patronyme il y a plus d’un siècle ! Goddam, par exemple ?
R-Jens sursauta.
— Mais pourquoi justement Goddam ?
— Eh bien, fit R-Lex, parce que Fernand Karl Gonzales, médecin légiste de son état, est le parfait sosie de William Goddam, ancêtre de John Goddam, dont nous recherchons le meurtrier. Mais il serait plus aisé que l’on s’adonne à une séance de synthèse réunioneuronale, pour faire le point sur notre mission au XXème siècle. Ce serait plus rapide.
— En effet, estima R-Jens, allons donc dans un sas de sociotransmission à cet effet.
Les quatre robots se mirent en route, et tandis qu’ils passaient près d’une borne phosphorescente, R- Stokovof dit :
— R-Job et R-Lex, s’il vous plaît, veuillez approcher vos main de cette borne pour un petit examen de captation génétique diffus. Les données seront aussitôt envoyées pour analyse au Cap, dans l’État de Zoulounie.
Les deux robots-enquêteurs s’exécutèrent, puis R-Stokovof demanda à R-Jens de soumettre également le roman « L’égorgeur fantôme » à l’appareil.
— Parallèlement à l’obtention d’une synthèse verbale des faits, il est important d’en obtenir une molécurotactile complète, déclara-t-il.
— Très bonne initiative, en effet, estima R-Jens.
Puis les quatre robots se retrouvèrent bientôt dans un sas, où en moins de trente seconde, par diffusion neuronale, R-Jens et R-Stokovof furent au courant de ce qu’avaient pu recueillir R-Job et R-Lex en 1957 et 1958.
R-Jens soupira alors, puis pianota sur le relais inter-secteurs qu’il portait au poignet, et déclara :
— Bon, voilà, les Sections d’Intervention Limitrophe, sont parties à la recherche de Fernand Karl Gonzales à la frontière Cosaquienne, puisque cet État a rétabli des frontières au plus grand mépris de l’acte fondateur de l’Union Européenne, et de son Gouverneur Général.
— Donc, vous ne doutez pas que Fernand Karl Gonzales a joué un rôle primordial dans le meurtre de John Goddam ? fit R-Lex.
— Je veux surtout qu’on le retrouve et qu’on puisse l’entendre, fit R-Jens. Bon, maintenant, autre point qu’a découvert R-Stokovof… mais je vais le laisser l’exposer.
L’intéressé hocha la tête, et dit :
— Oui, toujours lors de la contre autopsie, j’ai remarqué qu’une piqûre avait été effectuée au niveau de la nuque de la victime.
— Vous avez la certitude que cette piqûre a bien été produite après sa mort ? demanda R-Job.
— Absolument, fit R-Stokovof, ma sonde infra sensitive est très efficace dans ce domaine.
— Et dans quel but aurait-on pratiqué cette piqûre ? fit R-Lex.
— Toujours d’après ma sonde infra sensitive, fit R-Stokovof, afin d’y introduire un inducteur auto-réactif
— Hum, hum, fit R-Job. Et de quel genre est cet inducteur ?
R-Stokovof passa nonchalamment la main dans ses cheveux coupés en brosse, puis dit :
— Bien, à vrai dire, très probablement d’un genre propre à déclencher une réaction d’un ordre que je suis bien obligé d’estimer comme relevant du domaine de l’irrationnel.
— Bigre ! fit R-Lex, voilà qui n’est pas clair du tout.
— Sans doute, reconnut R-Stokovof, mais vous savez, lorsque des scientifiques se heurtent au domaine de l’occulte, ce n’est simple pour personne, et à commencer pour eux.
R-Jens intervint alors :
— Oui, R-Stokovof et R-Wong ont uni leurs efforts, et après analyse de la nuque de la victime, et de sa machine à écrire, il est apparu que des éléments que l’on pourrait qualifier d’ectoplasmiques sont intervenus dans l’affaire qui nous intéresse.
— Nous nous trouvons bien face à une affaire de fantôme ! s’exclama R-Lex. Souvenez-vous que j’en avais émis l’hypothèse dès le début.
— R-Lex, nous n’en sommes pas encore vraiment là, fit R-Jens d’un ton. courroucé. Mais il est vrai que nous allons devoir recourir aux services de notre ami Sagitarius, le Mage.
— Ah, un petit voyage sur la planète Gashaïa en perspective, voilà qui est des plus plaisants, fit R-Lex, manifestement ravi.
— Nous devons vraiment partir là-bas ? fit R-Job.
R-Jens acquiesça de la tête.
— Oui, il faut absolument savoir si un ou plusieurs esprits n’ont pas pris possession de l’UNDERWOOD.
— Et quand partons-nous ? fit R-Lex.
R-Jens afficha un petit sourire pour répondre :
— Eh bien, messieurs R-Job et R-Lex, un avionef part d’Orly-Ouest pour Gashaïa dans moins de cinq minutes. Vous avez juste le temps de sauter dans un turboway pour vous rendre à l’astroport.
( la suite samedi prochain)
Puis les quatre robots se retrouvèrent bientôt dans un sas, où en moins de trente seconde, par diffusion neuronale, R-Jens et R-Stokovof furent au courant de ce qu’avaient pu recueillir R-Job et R-Lex en 1957 et 1958.
R-Jens soupira alors, puis pianota sur le relais inter-secteurs qu’il portait au poignet, et déclara :
— Bon, voilà, les Sections d’Intervention Limitrophe, sont parties à la recherche de Fernand Karl Gonzales à la frontière Cosaquienne, puisque cet État a rétabli des frontières au plus grand mépris de l’acte fondateur de l’Union Européenne, et de son Gouverneur Général.
— Donc, vous ne doutez pas que Fernand Karl Gonzales a joué un rôle primordial dans le meurtre de John Goddam ? fit R-Lex.
— Je veux surtout qu’on le retrouve et qu’on puisse l’entendre, fit R-Jens. Bon, maintenant, autre point qu’a découvert R-Stokovof… mais je vais le laisser l’exposer.
L’intéressé hocha la tête, et dit :
— Oui, toujours lors de la contre autopsie, j’ai remarqué qu’une piqûre avait été effectuée au niveau de la nuque de la victime.
— Vous avez la certitude que cette piqûre a bien été produite après sa mort ? demanda R-Job.
— Absolument, fit R-Stokovof, ma sonde infra sensitive est très efficace dans ce domaine.
— Et dans quel but aurait-on pratiqué cette piqûre ? fit R-Lex.
— Toujours d’après ma sonde infra sensitive, fit R-Stokovof, afin d’y introduire un inducteur auto-réactif
— Hum, hum, fit R-Job. Et de quel genre est cet inducteur ?
R-Stokovof passa nonchalamment la main dans ses cheveux coupés en brosse, puis dit :
— Bien, à vrai dire, très probablement d’un genre propre à déclencher une réaction d’un ordre que je suis bien obligé d’estimer comme relevant du domaine de l’irrationnel.
— Bigre ! fit R-Lex, voilà qui n’est pas clair du tout.
— Sans doute, reconnut R-Stokovof, mais vous savez, lorsque des scientifiques se heurtent au domaine de l’occulte, ce n’est simple pour personne, et à commencer pour eux.
R-Jens intervint alors :
— Oui, R-Stokovof et R-Wong ont uni leurs efforts, et après analyse de la nuque de la victime, et de sa machine à écrire, il est apparu que des éléments que l’on pourrait qualifier d’ectoplasmiques sont intervenus dans l’affaire qui nous intéresse.
— Nous nous trouvons bien face à une affaire de fantôme ! s’exclama R-Lex. Souvenez-vous que j’en avais émis l’hypothèse dès le début.
— R-Lex, nous n’en sommes pas encore vraiment là, fit R-Jens d’un ton. courroucé. Mais il est vrai que nous allons devoir recourir aux services de notre ami Sagitarius, le Mage.
— Ah, un petit voyage sur la planète Gashaïa en perspective, voilà qui est des plus plaisants, fit R-Lex, manifestement ravi.
— Nous devons vraiment partir là-bas ? fit R-Job.
R-Jens acquiesça de la tête.
— Oui, il faut absolument savoir si un ou plusieurs esprits n’ont pas pris possession de l’UNDERWOOD.
— Et quand partons-nous ? fit R-Lex.
R-Jens afficha un petit sourire pour répondre :
— Eh bien, messieurs R-Job et R-Lex, un avionef part d’Orly-Ouest pour Gashaïa dans moins de cinq minutes. Vous avez juste le temps de sauter dans un turboway pour vous rendre à l’astroport.
( la suite samedi prochain)
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