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11/12/2019

Nina

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On a pondu moult lois sur la prostitution, on a tantôt pénalisé les prostituées, tantôt les clients, parfois les deux, mais le monde du bitume, des pavés de la nuit, n’en a été que toujours plus violent. Loin de la putain romantique voire folklorique campée souvent par Arletty, ou encore de la fleur de trottoir de Dédé d’Anvers, le roman Nina nous décrit la réalité des filles exploitées, aux mains de macs sans scrupules, prises dans les mailles d’un destin tragique, de mafias immondes.

Il y a d’abord Nina Vasquez qui atteint un âge où l’on pense à raccrocher. Elle va croiser le chemin d’Illinca, dite Lilli, une jeune Roumaine de 17 ans. Victime comme bien d’autres du passage du totalitarisme au capitalisme et sa vitrine, la société de consommation et les besoins qu’elle crée comme autant de drogues dures. Les mirages de ce que l’on appelait autrefois l’Ouest, se transforment très vite en cauchemar, et l’avenir que l’on croyait radieux, se mue en un implacable no future.

Lilli connaîtra le viol, les coups, les menaces, l’horrible peur au ventre. Elle tombera sous le joug d’un trio infernal constitué de deux frères, dont l’un plus fou, plus sadique que l’autre, et de leur mère, ancienne prostituée devenue mère maquerelle cynique, adepte des rites africains, du juju et des sorts en tout genre. Quand l’irrationnel se joint aux calibres crachant le feu à tout-va, le monde bascule, l’univers se rétrécit.

Puis il y a Toussaint et son car où les filles de la nuit peuvent venir souffler. Nina en est amoureuse mais dans un monde de violence extrême, il y a-t-il une seule once d’espoir pour l’amour véritable ?

Il y a aussi La Mitraillette, fleur de bitume en bout de course, amoureuse envers et contre tout de Giorgio que l’on découvre d’abord en très fâcheuse condition, en train de pourrir, les doigts coupés, au fond d’une cave des plus glauques.

Le tableau n’aurait pas été complet si l’on n’avait pas trouvé également Dargens, flic autant cynique qu’alcoolique, obligé de boire sans doute pour oublier le dégoût qu’il inspire à lui-même.

Le roman « Nina » est un thriller souvent violent, car il ne peut en être autrement dans un univers épouvantablement sordide où se mêlent règlements de compte, trahisons, tortures, toutes les bassesses que l’espèce humaine peut engendrer dans ses moments d’intense perdition.

Mais c’est surtout un thriller engagé, qui s’attaque à une cause irrésolue depuis que le monde existe. La prostitution, le trafic des corps, des êtres humains. « Le plus vieux métier du monde », formule qui souhaiterait presque devenir un académisme, mais qui désigne avant tout, les plus vieilles turpitudes du monde, et aussi les plus grandes détresses depuis que le monde existe.

Pourquoi faut-il lire « Nina » ? Pour son aspect dérangeant, pour son intrigue, pour ses personnages, les bons, les méchants ou les deux à la fois ?

Il faut le lire pour tout cela, mais aussi parce qu’il n’esquive rien, qu’il va au plus loin, comme les réflexions des protagonistes quand leur vie est en jeu, quand leur destin ne tient qu’à un fil. Il faut lire « Nina » tout simplement parce que le roman vous attend et que vous auriez tort de ne pas aller vers lui.

 

4ème de couverture :

« Lille, juin 2017. Avenue du Peuple belge.

 

La nuit, le trottoir, les filles. Tout un monde interlope où victimes et bourreaux jouent au chat et à la souris. Dans cet univers, Nina, 37 ans, indépendante, se laisse aller à des rêves de reconversion. Le métier a changé. L’offre est plus jeune, moins chère. Comme cette Lili, 17 ans, fraîchement débarquée de Roumanie. Tout semble opposer les deux femmes. Pourtant, face à la vague de barbarie qui monte et engloutit le pavé, elles vont se trouver associées pour le meilleur et pour le pire…

 

Entre terreurs et trahisons, Nina horrifie par son réalisme glaçant. Un roman, presque un documentaire, à ne pas mettre entre toutes les mains...

 

« Nina

Thierry Declercq

Editions Amanite

Format : 140 x 220

 

ISBN : 978-2-902414-07-9

Sortie : 16 décembre 2019

Prix : 19 €

 

Site des éditions Amanite

https://www.amanite.fr/

 

 

L'avenue Van-Pelt à Lens

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La dite avenue est certainement le cœur de l'intrigue de mon dernier roman "Nuits grises" qui se déroule dans la ville de Lens.

Un petit topo des lieux ci-dessous :

https://www.occasionspartagees.com/2019/12/11/l-avenue-van-pelt/

09/12/2019

4ème chronique pour "Nuits grises"

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Yv a lu "Nuits grises" et en parle très bien. Merci à lui.

Pour commander :

http://www.lyvres.fr/2019/11/nuits-grises.html

commandechatmoirc3a9-1.pdf

04/12/2019

3ème chronique pour "Nuits grises"

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Bon, on ne va pas faire de l'autosatisfaction, mais enfin, voici une 3ème chronique qui vaut son pesant d'encouragements :

https://polars.pourpres.net/polar-36977-avis

28/11/2019

2ème chronique pour "Nuits grises"

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Chronique de Cassiopée qui a parfaitement cerné ma démarche avec ce roman.

https://wcassiopee.blogspot.com/2019/11/nuits-grises-de-p...

Pour commander l'objet du délit :

commandechatmoirc3a9-1.pdf

 

27/11/2019

Toute la cème que j'aime...

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Pour écouter ou réécouter toutes les crèmes du crime depuis le numéro 1 de l'émission, avec bien sûr les excellentes chroniques de mon prédécesseur Fabien Delorme, c'est ci-dessous :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLZuSMcystRytNbpccrjGz8anUAcYN3EN7