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18/05/2012

Ne pas oublier de mâcher

Un mail sympa reçu aujourd'hui, une enseignante  proposait de faire étudier à ses élèves, "On peut apporter son manger", ma nouvelle polar à l'humour un tantinet décalé. Toujours un plaisir de partager, c'est un jovial OK qu'elle a reçu en retour, et cela m'a donné l'envie de la ressortir cette bonne vielle nouvelle à l'ambiance "hôtel du Nord" ou même "Drôle de drame". 

manger.pdf

05/05/2012

Un manoir et deux robes noires

À la demande de mon ami Erwan, je vais mettre en ligne mes nouvelles converties en PDF, mais après que chacune d'elles eut droit à son petit ménage de printemps.

Alors, pour cette fois, une nouvelle au titre étrange, hybride de SF et de fantastique :

Le manoir se dressait au bout de la lande.pdf

 

16/03/2012

La fiction du vendredi (5)

balance.png

Pour cette semaine, "Maxima lex, sed lex", inspirée par l'année 2007 où l'on voyait fleurir de curieuses lois, comme celle tendant à vouloir faire passer en jugement des individus reconnus irresponsables de leurs actes. Je ne sais plus si cette loi est finalement passée, mais de là à imaginer que l'on jugerait (pourquoi pas) des suicidés, il n'y eut qu'un pas que j'ai franchi allègrement.

lex.pdf 

09/03/2012

La fiction du vendredi (4)

865072croissant1.jpg

Alors, une très courte fiction ce vendredi avec "La vendeuse de croissants". Détail amusant, dans ce court texte (je le répète), écrit vers 2006, j'ai appelé le personnage principal Jean Dujardin. Je ne connaissais pas du tout l'intéressé à l'époque, maintenant, forcément un peu plus... Hasard, quand tu nous tiens... 

vendeuse.pdf

02/03/2012

La fiction du vendredi (3)

joggeur1.jpg

"Le triomphe de Louis XVI" cette semaine. Il s'agit d'une nouvelle écrite pour le 14 juillet 2007, quand le président élu depuis le mois de mai, aimait montrer ses gambettes et s'exhiber en joggeur. Je me suis alors dit que si Louis XVI avait procédé de la même façon, peut-être que le 14 juillet 1789 aurait été différent. Un postulat comme un autre, en tout cas une fable uchronique toujours d'actualité, et pour cause... 

 

 

 

Le 14 juillet 1789, Paris fut gagnée par une grande effervescence dès le début de la matinée. Et pour cause, alors que les rues commençaient à se remplir de quelques matinaux, on vit le roi Louis XVI passer en courant du côté la Bastille, flanqué de deux soldats qui avaient bien du mal à suivre le monarque. Cette pratique du jogging, comme on qualifiait ce genre d’exercice outre-Manche, en surprit agréablement plus d’un. Et les propos qui se colportaient depuis quelques jours à travers toute la cité, commencèrent à trouver ainsi un début de véracité. En effet, les murs de la ville s’étaient couverts d’affiches vantant les mérites du roi Louis, monarque dynamique, entreprenant et charismatique, qui ne pouvait que contribuer à la grandeur de la France, et à l’épanouissement des Français et des Françaises. Et comme le peuple comptait un nombre non négligeable d’analphabètes, des gardes avaient arpenté tout Paris pour rapporter les mêmes propos. Et leurs annonces à la gloire de la maison de Bourbon, se terminaient à chaque fois par une exhortation à se rendre le 14 juillet dans l’après-midi à la place Louis XVI, connue de nos jours en tant que place de la Nation, pour y voir et y entendre le roi en personne.

 

C’est ainsi qu’une foule importante ce trouva réunie à l’heure dite à l’endroit indiqué, devant une estrade cernée de drapeaux blancs, symboles de la royauté.

 

Très vite, se succédèrent sur l’estrade des philosophes et autres penseurs, qui couvrirent de louanges le roi Louis, et terminèrent leur prestation en le faisant acclamer par la foule qui obéissait sans la moindre réserve, comme enivrée par les propos à la gloire de la monarchie de droit divin. Puis ce fut au tour de poètes, de musiciens et de chanteurs, de venir déclamer ou chanter une multitude de vers dédiés à l’intelligence, à la vivacité et au pragmatisme du descendant des Capétiens.

 

Autant dire qu’après toutes ces odes à Louis XVI, lorsque celui-ci parut, accompagné de la reine Marie-Antoinette, du dauphin et de sa fille aînée, offrant une image très people — comme on dit également outre-Manche —, de la famille royale, la foule était en délire.

 

Et elle ne le fut que plus après que le roi se fut lancé dans un discours où il rendit hommage au peuple de France si vaillant, à tous ces hommes et ces femmes qui se levaient tôt, et étaient prêts à s’adonner toujours plus au labeur, pour amasser toujours plus d’écus. Et il en conclut qu’il fallait en finir avec l’héritage de la cour de Louis XIV, avec la facilité et le stupre, pour engendrer une France d’entrepreneurs.

 

À la fin de ce discours que le roi prononça avec une ferveur communicative, la foule applaudit à tout rompre, tandis que la reine très glamour, sortait d’un panier qu’elle tenait sous le bras, des brioches qu’elle lança au peuple en liesse.

 

Ce fut véritablement le triomphe de Louis XVI ce jour-là, alors qu’il avait bien failli en être tout autrement.

 

En effet, dans les semaines qui avaient précédé ce jour exceptionnel, des rumeurs alarmantes s’étaient propagées dans Paris, annonçant que le 14 juillet, le peuple allait prendre la Bastille, et qu’il s’en suivrait un chaos dont la monarchie ne se relèverait pas. Alors, des conseillers avisés apprirent très vite au roi comment s’y prendre pour mettre le bon peuple « dans sa poche ».

 

Le monarque écouta attentivement les conseils, accepta d’agir comme on le lui demandait, et même d’exécuter un jogging dans les rues de la capitale du royaume, alors que l’effort avait toujours eu tendance à le rebuter, surtout lorsqu’il devait être en plus très soutenu.

 

****

 

Et le soir même, tandis que le monarque se trouvait dans l’un des nombreux salons que compte le château de Versailles, en train de s’adonner à la serrurerie, afin de ce remettre de cette dure journée à la fois émouvante et éprouvante, la reine vint le rejoindre.

 

— Alors, mon bon Louis, fit-elle, n’êtes vous pas heureux d’avoir sauvé le royaume et gagné l’amour du peuple ?

 

Le roi délaissa la serrure sur laquelle il était penché avec passion, et se tourna vers la reine avec un tournevis à la main.

 

— Bien sûr, ma très chère reine, fit-il. Seulement, il y a quand même quelque chose qui me chagrine grandement.

 

— Mais, quoi donc, Louis ? fit Marie-Antoinette, très troublée.

 

Louis XVI prit un air maussade, et répondit :

 

— Devoir honorer ce que j’ai promis de faire, pour toujours apparaître comme un monarque dynamique, et ainsi continuer à charmer le bon peuple.

 

— Mais quoi donc exactement ? insista la reine.

 

Alors, Louis XVI se laissa tomber dans un fauteuil tout en velours et dorures.

 

— Devoir chaque matin faire un jogging, lâcha-t-il enfin d’un ton morne.

 

 

 

 

 

 

 

24/02/2012

La fiction du vendredi (2)

 

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Et voici le numéro 2, "La jeune femme du TGV" qui est en fait un remake de "La jeune femme du compartiment". En 2006, j'avais concouru avec cette nouvelle sur le thème du "hasard". Bon, jamais eu de suite, mais en 2007, m'est venu l'idée de transposer cette histoire ancrée dans les années 40 et plus précisément durant la Seconde Guerre mondiale, en 2020... Est-ce prémonitoire ce que vous allez lire ci-dessous ? Méfiance !!! 

TGV.pdf