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09/01/2010

Le meurtre de l'Underwood (novella)

De février à mai 2008, j'ai mis en ligne un feuilleton dont j'écrivais un nouvel épisode au fur et à mesure. J'ai fait un peu de ménage dans mes fichiers, et je vous propose à la place du texte fractionné, l'intégrale en PDF en cliquant ici même.

underwood.pdf

03/10/2009

La métamorphose de John Archibald Kinley

Voici une nouvelle qui avait été acceptée pour publication par le fanzine Le calepin Jaune, en mai 2008 si je me souviens bien. Comme ce fanzine a l'air en stand by, et que je mets en quelque sorte de l'ordre dans mon stock de nouvelles restantes, je la publie donc en ligne sur ce blog.

Il s'agit d'une histoire se déroulant dans le Sud des USA après la Guerre de Secession. Une période encore trouble où le fantastique peut trouver toute sa place. Et c'est en cliquant en dessous.

kinley.pdf

07/07/2009

Un clown à Amsterdam

Grâce aux statistiques fournies par mon hébergeur hautetfort, j'ai pu constater que la nouvelle "Le clown d'Amsterdam" avait eu l'honneur de quelques lectures. C'est un texte que j'ai écrit il y a deux ans, et qui mérite, je pense, de refaire surface.

Alors pour cela, un simple clic ici.  

Et comme ce texte a été inspiré par "In the port of Amsterdam" que Bowie a sorti en 1973, écoutons donc cette version du monument de Brel.

19/06/2009

Elvis is back

elvis-presley-4304.jpg
Je vous ai parlé il y a quelque temps d'un concours de nouvelles rock auquel j'ai participé. J'avais sous le coude un texte "Elvis is back", un texte plutôt second degré à la manière de Copycat que l'on peut trouver sur mon blog SF Vast in Space.
Bon, il semble que le second degré n'ait pas convaincu, mais qu'importe, je vous offre "Elvis is back" que vous pouvez découvrir en cliquant sur le PDF ci-dessous.

11/05/2009

Conception d'une nouvelle (partie III)

Vous prenez une bonne légende liée au blues, vous y ajoutez une bonne hsitoire bien paysanne, et vous saupoudrez le tout de fantasttique, et vous obtenez "Le diable au carrefour".

Bon, ce n'est pas une recette de cuisine, ce n'est même pas une recette du tout. Il n'y a pas de recette toute faite pour écrire une nouvelle, comme pour préparer une blanquette.

Mais enfin certains éléments mis bout à bout...

En tout cas, retournez voir la notre à propos du "Diable en carrefour, et c'est en cliquant ici.  

07/05/2009

Surendettement

André Leluc, un quadragénaire malingre et moustachu, ouvrit la porte de son appartement.

Sur le palier se tenait un homme grand et maigre, vêtu d’un pardessus noir et coiffé d’un chapeau de même couleur. Ces deux éléments faisaient d’ailleurs ressortir le teint pâle de l’individu, et c’est d’une voix monocorde qu’il dit :

— Monsieur Leluc ?

L’intéressé hocha la tête.

— Maître Albert Swin, huissier de justice, fit l’autre.

André Leluc ravala difficilement sa salive.

— Vous n’avez pas donné suite à mes injonctions, monsieur Leluc, poursuivit l’huissier.

— Je sais, fit Leluc, mais j’ai un tas de crédits sur le dos…

L’huissier tendit aussitôt une feuille.

— Tenez, c’est votre convocation pour l’hôpital.

Leluc prit la feuille, et l’huissier se retira.

Leluc referma tout doucement la porte, et alla retrouver dans le séjour sa femme et ses trois enfants.

Mariette, l’épouse, une petite brune, se mordit les lèvres en voyant l’air qu’affichait son mari. Quant aux enfants, trois garçons de 5 à 10 ans, ils cessèrent de jouer.

— C’était l’huissier, fit Leluc.

— Alors ? fit sa femme.

Leluc haussa les épaules avec fatalisme.

— Alors, je suis convoqué à l’hôpital pour un prélèvement d’organes.

Sa femme prit un air catastrophé.

— Mais ils ne vont quand même pas…

— Si, fit son mari, c’est le seul moyen pour rembourser les échéances en retard du crédit de la voiture. Puis, de toute façon, c’est la loi. Toute personne qui ne peut plus rembourser une dette, doit se voir prélever un organe pour s’en acquitter. Vu qu’il y a de plus en plus de demandes et de moins en moins de donneurs volontaires, la loi est appliquée à son maximum.

— Mais ce n’est pas possible ! fit sa femme. Écoute, tu n’as qu’à t’enfuir !

Leluc regarda sa femme avec un sourire triste.

— À quoi cela servira-t-il ? S’ils ne me retrouvent pas, c’est à toi ou aux enfants qu’ils prélèveront un organe. Je préfère quand même que ce soit moi qui y passe.

— On va tous s’enfuir ! s’exclama Mariette.

— Ils finiront par nous retrouver, fit son mari. Et alors, nous aurons en plus des pénalités à acquitter ; c’est-à-dire un organe supplémentaire à donner. Non, il vaut mieux se résigner.

Et c’est ainsi que deux jours plus tard, à 10 h précises, André Leluc se présenta à l’hôpital de la ville.

Il fut dirigé vers le service du Dr Cavet.

Celui-ci, un homme carré à la chevelure assortie à sa blouse, prit la feuille que lui tendait Leluc, et fit après y avoir jeté un coup d’œil :

— Ah, il s’agit d’une saisie d’huissier.

Puis après voir regardé plus attentivement la feuille, il ajouta :

— Oh, là ! la somme est importante. Il va falloir vous prélever au moins un rein et un poumon. Bon, vous allez d’abord passer en salle d’examen clinique, que l’on vérifie si les organes sont en bon état.

 

***

Après avoir subi divers examens durant deux bonnes heures, Leluc attendit seul, allongé sur un lit dans une chambre aux murs blancs, la suite des événements.

Il avait fini par croire qu’on l’avait oublié, quand la porte de la chambre s’ouvrit d’un coup, et qu’apparut le Dr Cavet, l’air contrarié.

— Ah, monsieur Leluc, je n’ai pas une très bonne nouvelle à vous annoncer. Nous avons décelé une tumeur maligne sur le rein et le poumon que je devais prélever. Et quant à l’autre rein et l’autre poumon, si leur état n’est pas aussi catastrophique, ils n’en demeurent pas moins également atteints. Donc, on peut évaluer votre espérance de vie à un petit mois.

Leluc était livide sur son lit, incapable de prononcer le moindre mot.

— Oh, mais ne vous en faites donc pas, dit le médecin en lui tapotant l’épaule avec bienveillance, j’ai une solution. Voilà ce que je vous propose : nous allons vous euthanasier, mais avant vous allez signer un document comme quoi vous faites don de votre corps à la médecine. Ainsi, en agissant de cette manière, vous épongez votre dette concernant le crédit de votre voiture, mais en plus vous allez permettre à votre épouse de toucher une substantielle somme d’argent lui permettant de régler tous vos autres crédits, et même d’en contracter de nouveaux. Croyez-moi, vous allez agir à la fois pour le bien de la science, et celui de votre petite famille. Alors, vous êtes partant ?

— Ben… si c’est bien ainsi, bredouilla Leluc, complètement perdu.

 

***

Mariette Leluc apprit avec douleur la mort de son mari, mais le fait d’être désormais à l’abri des problèmes financiers comme on le lui avait annoncé, atténua un peu sa peine.

Aussi fut-elle dépitée lorsqu’un jour, après avoir ouvert la porte, elle découvrit l’huissier sur le palier.

— Mais… mais… que se passe-t-il ? fit-elle.

— Ah, madame Leluc, fit l’huissier, figurez-vous qu’on a volé le corps de votre mari.

Mariette écarquilla les yeux de surprise.

— Co… comment ?

— Oui, poursuivit l’huissier, les chercheurs se livrent une guerre sans merci pour parvenir à leurs fins. Certains n’hésitent même pas à voler les cadavres dont disposent leurs concurrents. Et ça a été justement le cas avec celui de M. Leluc. Le problème, c’est qu’il doit s’agir d’un, ou même de plusieurs chercheurs étrangers. Il n’y a donc aucune chance que l’on retrouve un jour votre mari.

Mais alors, fit Mariette, qu’elles vont être les conséquences ?

— Les conséquences ? fit l’huissier d’un air faussement distrait. Eh bien, les conséquences sont que dans ces conditions, vous ne pouvez plus disposer de la somme d’argent que vous attendiez, mais qu’en plus, la dette concernant votre crédit voiture est de nouveau à recouvrer.

Et aussitôt, l’huissier tendit une feuille en concluant :

— Tenez, c’est votre convocation pour l’hôpital.

Patrick S. VAST - Mai 2009